Refonte du code du travail : les syndicats prennent rendez-vous avec Macron

Publié le par angeline351

Refonte du code du travail : les syndicats prennent rendez-vous avec Macron
 
 
Alors qu’Emmanuel Macron fête tout juste sa victoire, des sections syndicales ont appelé à manifester dès ce lundi 8 mai, notamment place de la République à Paris. Les bases militantes veulent se mobiliser au plus vite alors que le vainqueur de l’élection présidentielle souhaite réformer le code du travail par ordonnances dès cet été.

« Salariés du privé comme du public, chômeurs, précaires, étudiants, toute la jeunesse, retraités, smicards, sans-papiers, sans-logis, qui survivons avec le RSA, habitants des villes, des villages et des banlieues… dès le lendemain du second tour, nous serons dans la rue ! » Avant même de connaître le nom du futur locataire de l’Elysée, le Front social appelait ses militants à se rendre ce lundi 8 mai place de la République, à Paris, pour « participer à la mobilisation sociale du quinquennat, que ce soit la peste ou le choléra qui arrive au pouvoir ».

Ce collectif, constitué très récemment, regroupe des sections issues de différents syndicats. Il est la conséquence d’un désaccord majeur avec les centrales et leur décision d’arrêter les manifestations contre la loi Travail, en septembre 2016. En plus de l’action à Paris, des manifestations sont aussi prévues dans certaines villes de province, comme Rouen ou Le Havre. Une mobilisation qui illustre l’état de division dans laquelle se trouve le paysage syndical français à l’entame de ce nouveau mandat, qui promet pourtant déjà d'être agité sur ce front.

Même s’il a affirmé qu’il respecterait la loi Larcher, qui impose à tout gouvernement souhaitant réformer le code du travail de demander l’accord du patronat et des syndicats, Emmanuel Macron compte réformer par ordonnances au plus vite, d’ici « fin-août, début septembre ». S’il obtient la majorité aux élections législatives de juin, le Parlement sera donc « saisi d’un projet de loi d’habilitation », permettant s'il est adopté au président de la République de réformer par ce biais.

Ces ordonnances permettraient l’application de trois textes favorisant la fusion des institutions représentatives du personnel, l’inversion de la hiérarchie des normes et le plafonnement des dommages et intérêts consécutifs à des licenciements sans motif réel. « Je veux que la loi définisse des principes incontournables puis, au niveau des branches des entreprises, on négocie sur le terrain », a expliqué Emmanuel Macron au cours de sa campagne.

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