Manifestation à Paris d'un «front social» contre Emmanuel Macron

Publié le par angeline351

Manifestation à Paris d'un «front social» contre Emmanuel Macron

 

Au lendemain de l'élection d'Emmanuel Macron, un rassemblement était organisé, ce lundi, en début d'après-midi, place de la République à Paris, «pour l'égalité des droits contre un précariat généralisé»... 

A peine 18 heures après son élection, Emmanuel Macron a connu sa première manifestation. S’il n’entrera en fonction que dimanche, le rassemblement qui s’est tenu ce lundi, place de la République à Paris, à l’appel de plusieurs dizaines sections de la CGT et SUD, le visait bien lui. La veille, et comme au premier tour, la soirée électorale avait été marquée par des «manifestations anticapitalistes» dans plusieurs grandes villes du pays

Dès 14h30 ce lundi, les différents représentants syndicaux préviennent le futur locataire de l’Elysée : «Il n’y a pas de trêve, on ne le laissera pas mener ta politique», «Notre seule et unique boussole, c’est la lutte des classes», «Nous n’avons pas un président, mais un PDG»… Info'Com se faisait une nouvelle fois remarquer avec une affiche où Emmanuel Macron est désigné comme «ennemi public n°1 des salariés» et un petit caïd de la mafia du CAC 40».

 

Macron démission»

«On est bien plus nombreux que le 22 avril», se félicite Romain Altmann, d’Info’Com CGT, qui voit entre 5000 et 10000 personnes présentes une fois le cortège parti en direction de la place de la Bastille. Pour la police, 1500 manifestants étaient présents. «Il n’y aura pas de période d’essai, on sait ce qu’il veut faire et surtout comment il veut le faire avec des ordonnances», détaille le syndicaliste.

L’ambiance est bon enfant, les manifestants battent le pavé au rythme des tambours et des habituels slogans remis au goût du jour comme «Macron démission». On en trouve aussi des nouveaux, «En marche, en marche, en marche arrière» ou « En Marx». «Très peu de gens ont voté pour Macron par conviction», dit Michael Adam, 25 ans, non syndiqué et qui a voté pour Jean-Luc Mélenchon au 1er tour le 23 avril.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est vers la fin du trajet prévu que la tension monte d’un cran. Une cinquantaine de personnes engoulées et entièrement vêtues de noir sont venues rejoindre les rangs des manifestants, malgré les contrôles de police aux rues avoisinantes. Alors que le cortège avance, ce groupe s’arrête et s’immobilise. Après une dénotation à proximité des CRS, encagoulés et forces de l’ordre se fixent du regard. Ces derniers chargent et obligent le cortège, coupé en deux par les autorités, à continuer jusqu’à la place de la Bastille où se retrouvent beaucoup moins de personnes qu’au départ place de la République. Au moins une personne a été blessée, elle était prise en charge par les secours dans un restaurant alors que la manifestation touchait à sa fin. L’occasion pour les tambours de faire encore du bruit et pour les représentants syndicalistes de remercier les personnes présentes, mais aussi de prévenir : «Macron tu n’auras pas de répit». 

  leparisien.fr

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