Droit du travail: Gattaz appelle à "aller vite"

Publié le par angeline351

Droit du travail: Gattaz appelle à "aller vite"

 Le président du Medef, Pierre Gattaz, a appelé mardi le nouvel exécutif à "aller vite" sur la réforme du marché du travail, jugeant "surréaliste le débat sur les ordonnances".

"Il faut aller vite, pour la confiance, pour l'aspect attractif de la France. Il ne faut pas s'enliser dans cinq ans de discussions. La réforme du marché du travail, c'est le sujet majeur de la France aujourd'hui, faisons le en toute transparence, en concertation mais en rapidité", a déclaré M. Gattaz lors d'une conférence de presse. 

Pour le président du Medef, "le débat sur les ordonnances est surréaliste": "Elles font partie de nos outils démocratiques, elles permettent d'aller vite et ne suppriment pas du tout la concertation"

Il a appelé à "trois mesures rapides" pour réformer le code du travail: le plafonnement des indemnités prud'homales, la création d'une instance unique du personnel et l'inversion de la hiérarchie des normes qui donne la primauté à l'accord d'entreprise. 

"L'un des grands blocages de l'économie française, c'est la peur d'embaucher. Donc il faut travailler cette flexisécurité, donner plus d'agilité aux entrepreneurs mais surtout travailler en parallèle sur la formation permanente". 

"Et puis on ne débarque pas de rien", a-t-il estimé, évoquant notamment la loi El Khomri et la campagne d'Emmanuel Macron qui "a passé six à neuf mois à expliquer ce qu'il allait faire": "Je pense qu'il n'y a pas d'effet de surprise". 

Dans une interview aux Échos, le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a estimé pour sa part que "passer à la hussarde" sur le code du travail "ne marchera(it) pas". 

Alors que le plafonnement des indemnités prud'homales constitue une ligne rouge pour l'ensemble des syndicats, M. Gattaz a souligné que la mesure avait déjà été adoptée dans le cadre de loi Macron lors du quinquennat Hollande. Or à l'époque "on n'a pas vu les syndicats sortir dans la rue", a-t-il commenté. La mesure avait été retoquée par le Conseil constitutionnel. 

Il a prévenu Emmanuel Macron que le Medef ne serait "ni partisan béni oui-oui, ni opposant systématique", mais "accompagnateur". 

Philippe Darmayan, président du groupement des fédérations industrielles (GFI) s'est dit mardi sur BFM Business "persuadé qu'il va y avoir une concertation extrêmement poussée" sur une nouvelle réforme du code du travail. 

"Les ordonnances sont une façon d'aller plus vite au Parlement, elles ne sont pas une façon d'aller plus vite sur la concertation", a-t-il estimé. "Tous ceux qui crient, crient un peu avant d'avoir mal", a-t-il ajouté. 

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