Code du travail : le compte à rebours a démarré En savoi

Publié le par angeline351

Code du travail : le compte à rebours a démarré
 

Edouard Philippe achève ses entretiens avec les partenaires sociaux lundi. Muriel Pénicaud prend le relais la semaine prochaine.

Mardi dernier à l'Elysée, rendez-vous en quasi-tête-à-tête du président de la République avec les cinq leaders syndicaux et les trois leaders patronaux ; le lendemain et lundi prochain, à Matignon cette fois-ci, des entretiens des mêmes avec le Premier ministre entouré de toute l'équipe sociale de l'exécutif ; et à la fin de la semaine prochaine, la poursuite des contacts pour chacun avec la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, rue de Grenelle... La procédure d'élaboration des réformes sociales qui vont ouvrir le quinquennat a démarré sur les chapeaux de roue, dix jours après l'investiture d'Emmanuel Macron.

« Bon climat »

Les commentaires des premiers partenaires sociaux reçus mercredi par Edouard Philippe - Pierre Gattaz pour le Medef, Jean-Claude Mailly pour FO et François Hommeril pour la CFE-CGC - ont confirmé que le dialogue s'était noué. Le dirigeant patronal a loué « un dialogue constructif, une écoute mutuelle » tandis que les syndicalistes ont salué le « bon climat » des discussions. « Sur tous les points, il semble y avoir des marges de manoeuvre », souligne une source syndicale.

En tout cas, on en sait désormais plus sur le calendrier du gouvernement. L'objectif serait de boucler la totalité des réformes sociales sur les dix-huit premiers mois du quinquennat pour ne plus y revenir : la réforme du Code du travail d'abord (accords d'entreprise, institutions représentatives du personnel et plafonnement des indemnités prud'homales), celles de l'assurance-chômage et de la formation à la fin de l'année, puis celle des retraites en 2018.

A l'issue des rendez-vous rue de Grenelle, le gouvernement va élaborer une « feuille de route » qui devrait être présentée dans les 15 jours au patronat et aux syndicats sur les « thèmes à discuter », comme l'a précisé Jean-Claude Mailly en sortant de Matignon. Elle constituera le document d'orientation qui doit être adressé en cas de réforme du droit du travail selon la loi Larcher. L'exécutif veut respecter les formes même s'il sait qu'ils n'ont pas l'intention de négocier.

Sur le renforcement de la place des accords d'entreprise, du côté syndical, on note que le nouvel exécutif semble avoir entendu les mises en garde. Edouard Philippe « est très ouvert à l'idée de mettre en place des régulations impliquant les branches », souligne François Hommeril (lire ci-contre). Reste le timing. « On a tous demandé à détendre le calendrier », explique Jean-Claude Mailly. Selon plusieurs sources, il pourrait être décalé vers la fin septembre.

Alors que le précédent gouvernement a joué sur leur division, la nouvelle équipe en place devra compter avec l'amélioration des relations entre les centrales syndicales. Mardi soir, les leaders des trois premiers syndicats, FO, CFDT et CGT se verront à Rome à l'occasion d'une réunion du comité directeur de la Confédération européeenne des syndicats.

 

Publié dans Information

Commenter cet article