Plus que deux médecins pédopsychiatres pour assurer le suivi de 3000 enfants

Publié le par angeline351

Plus que deux médecins pédopsychiatres pour assurer le suivi de 3000 enfants

Le nombre de médecins au sein du service de pédopsychiatrie du centre hospitalier de Lens s’est réduit dangereusement. Le syndicat FO santé tire la sonnette d’alarme.

 

Ne pas se fier à l’ambiance joyeuse qui régnait durant le rassemblement sous les fenêtres de la direction du centre hospitalier de Lens. Ce vendredi matin, à l’appel de FO santé, les agents du service de pédopsychiatrie ont crié leur inquiétude quant à la qualité des soins qu’ils pourront prodiguer quand le nombre de médecin pédopsychiatre sera descendu à un, en juin.

 

« La prise en charge devient de plus en plus compliquée, pour ne pas dire impossible »

Pour Patrick Ramillon, secrétaire FO au CHL et Michèle Boitrelle, secrétaire générale FO, se pose un véritable problème de santé sur le territoire. Sur un secteur couvrant 250 000 habitants, le nombre de médecins est passé de huit à deux alors que 3 000 enfants sont suivis. «  Nous avons connu pas mal de départs, à la retraite ou pour des activités libérales. En janvier 2015, quand nous étions déjà descendus à six équivalents temps plein nous avions interpellé la direction de l’hôpital. » La conséquence principale est aujourd’hui le temps d’attente avant d’obtenir un rendez-vous. Comptez… un an et demi d’attente pour une première consultation ! « La prise en charge devient de plus en plus compliquée, pour ne pas dire impossible. Alors qu’elle est indispensable pour que les maux des enfants ou des adolescents d’aujourd’hui ne deviennent pas plus graves plus tard  », insistent les syndicalistes.

La date de cette action n’est pas choisie au hasard puisque c’est ce vendredi que se réunissait la conférence territoriale du dialogue social et que le 10 février se réunira la communauté psychiatrique de territoire. «  L’agence régionale de santé doit s’emparer de la problématique de la répartition des médecins sur le territoire alors qu’ils sont sept à Hénin-Beaumont et seulement deux à Lens.  » Tout en expliquant que la spécialité qui nécessite un service 24 heures/24 peut rebuter les médecins. «  Il y a de fortes contraintes dans cette activité de pédopsychiatrie mais il y a une équipe dynamique et soudée qui travaille avec de multiples partenaires. »

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