Notre « adversaire, c’est le monde de la finance… » et ceux qui les aident

Publié le par angeline351

Notre « adversaire, c’est le monde de la finance… » et ceux qui les aident

« Mon adversaire c’est le monde de la finance… », comme le disait le candidat Hollande dans son discours au Bourget (c’était avant son amnésie). Pour nous, la finance, c’est notre bourreau.

La situation des 18 000 salariés du groupe Vivarte le démontre une nouvelle fois. Au énième LBO (Leverage Buy-Out), les fonds vautours n’y trouvent plus leurs comptes, ou pas assez.

Les salariés ont déjà vécu plus de 2 000 licenciements chez André, La Halle, Kookaï principalement.

Ils le vivent encore parce que certains sont évidemment toujours au chômage, ils n’ont fait que grossir les rangs des près de 6 millions de personnes privées d’emplois et tous les autres qui restent à travailler dans des conditions de travail dégradées par le manque de personnel dans certaines boutiques.Rassemblement Vivarte devant Bercy  

Certains « syndicalistes » se sont fait berner en signant des accords facilitant les licenciements. Ils ont trahi les salariés et n’ont pas été remerciés… Pour FO, le seul accord signé a été dénoncé sur la Halle aux vêtements. Et nous avions annoncé que ce n’était qu’un début, puisque certaines enseignes étaient fragilisées par cette restructuration.

Aujourd’hui, et comme chaque année, les gains doivent être au rendez-vous pour satisfaire ceux qui ont prêté de l’argent à Vivarte à un taux de 12% environ. Normal, quand on prête, on récupère.

A ceci près, ce sont les propriétaires qui sont les créanciers de Vivarte. L’argent est entre de bonnes mains pour éviter de noyer les salariés avec.

Sans investissement attendu, sans stratégie claire et efficace, les militants FO craignent qu’une saignée soit encore à l’ordre du jour. C’est plus de 1000 emplois qui seraient menacés dans un premier temps.

Les fonds vautours n’ont pas de sentiment et ne sont attachés ni aux enseignes, ni à l’activité. Juste à une rentabilité rapide sans s’occuper de la pérennité des entreprises et donc de l’emploi.

En plus de la situation du Groupe, notre coordinateur FO du Comité de groupe VIVARTE, Gérald GAUTIER Rassemblement Vivarte devant Bercyrappelle que : « La nouvelle loi travail ne va pas aider les salariés, puisqu’elle facilite les licenciements et amoindrit les indemnités de licenciements » ; « Si les licenciements que nous craignons sont validés, c’est juste la catastrophe« . [1]

Le groupe VIVARTE est pourtant un groupe hyper important dans le secteur, puisqu’il est constitué d’enseignes et de marques connues du grand public. Ce groupe pèse dans les conventions collectives de l’habillement et de la chaussure succursalistes.

Pour les sections FO, qui sont au sein d’une intersyndicale, il est hors de question de baisser les bras.

La quasi-totalité des organisations syndicales (moins celle qui a supporté le gouvernement, voire inspiré la loi travail) ont appelé à se mobiliser le 5 janvier devant le Ministère de l’Economie.

De cette mobilisation, une entrevue avec des représentants du ministère, de plus d’une heure et demie, a été obtenue.

Les syndicalistes, à juste titre, avaient interpellé le ministère sur le fait que le groupe VIVARTE avait bénéficié du CICE et du pacte de responsabilité et qu’au final, il sacrifie l’emploi sur l’autel de la finance. A ce titre, les organisations syndicales demandaient l’intervention du gouvernement et de ces différentes structures pour demander des comptes.

A la sortie de la réunion, le coordinateur FO, Gérald GAUTIER, s’exprimait pour l’intersyndicale dans ces termes : « En gros, l’Etat dit on ne vous aidera pas et bonne chance ». « … Le gouvernement ne sait pas grand-chose, à part que le groupe VIVARTE ne va pas très bien »; « Ils vont laisser l’entreprise restructurer pour soi-disant redevenir plus compétitive. Nous, on reste sur nos positions de proposer un autre projet, avec une autre vision des choses« .

En attendant d’être reçue par les actionnaires, l’intersyndicale va retourner auprès des salariés pour leur proposer de maintenir la pression pour être entendue réellement.

Il est important de mettre le gouvernement devant ses responsabilités, même s’il a fait le choix d’être du côté du MEDEF et de celui de la finance, qui sont ultra favorisés par rapport aux salariés qui auront vécu un quinquennat des plus rétrogrades. Le CICE et autre pacte de responsabilité, c’est notre argent, ne l’oublions pas.

L’onde de choc des lois récentes se fera ressentir dans les mois à venir. Une seule solution, c’est l’abrogation des lois Macron et EL KHOMRI.

Bien entendu, le renforcement de notre Organisation syndicale est primordial pour établir le rapport de force pour empêcher la mise en œuvre de ces lois. Déjà des employeurs recrutent pour certaines organisations syndicales et font leurs promotions pour obtenir des accords majoritaires pour diminuer les droits des salariés.Concernant les chaussures ANDRE, la Déléguée Syndicale, FO Tania ROME, est inquiète.

 André perd 10 millions d’euros par an aujourd’hui. La stratégie, dictée par Marc LELANDAIS ex-PDG vivarte et Lionel GIRAUD ex-PDG d’André, qui a été menée depuis plus de quatre ans l’a conduit à un résultat catastrophique :

  • la montée en gamme,
  • l’augmentation des prix,
  • la rénovation très luxueuse de certaines boutiques…

ce qui nous a fait perdre notre clientèle familiale et populaire.

 André c’est 750 salariés qui, pour certains, ont commencé très jeunes dans cette enseigne avec des anciennetés pouvant aller jusqu’à 20 ans.

 La valse des PDG ne nous aide pas à nous stabiliser.

 De Stéphane MAQUAIRE, ancien PDG du groupe VIVARTE, qui nous donnait le temps de mettre en place une nouvelle stratégie pour André, puis l’arrivée du nouveau PDG d’ANDRE, Pascal poulain, nommé il y a huit mois ; cela nous a permis de constater que le chiffre d’affaires avait repris depuis le mois d’avril 2016.

 Mais l’arrivée de Patrick PUY, à la tête du Groupe VIVARTE, plus réputé pour sa capacité à restructurer ou démanteler les groupes qu’à les faire grandir, est un message clair envoyé par les actionnaires.

Rassemblement Vivarte devant BercyIls se moquent du social, ils ne sont pas là pour préserver les emplois, d’où notre inquiétude et notre préoccupation pour les salariés d’ANDRE qui n’est pas rentable pour les actionnaires.

 

L’enseigne André vient de sortir d’une première vague de restructuration qui s’est traduite par la fermeture de 70 magasins.

 Le groupe VIVARTE, c’est :

  • Chaussures de marques,Andr,  Minell, San Marina ,pataugas,Cosmoparis
  • Mode de marque,Carol,Kookai,Chevigno,  Naf Naf,Mode grand publique  La Halle,Chaussure grand publique,Besson
  • International, Merkal Fosco                                                                                                       Merci à Frédéric BLANC de FO Hebdo pour ses photos. Les autres sont sur le compte FLICKR de la Confédération https://www.flickr.com/photos/force-ouvriere/albums/72157676855864302

 

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Publié dans COMMUNIQUE FO

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