Donner une véritable place aux retraités et enrayer la baisse de leur niveau de vie

Publié le par angeline351

Donner une véritable place aux retraités et enrayer la baisse de leur niveau de vie

 

Les retraités préparent une mobilisation prévue le 30 mars. 
Neuf de leurs organisations syndicales, dont l’UCR FO, organisaient un colloque le 13 janvier au Conseil économique, social et environnemental.

Les retraités ne seraient-ils qu’un fardeau économique ou un problème médico-social en lien avec le vieillissement ? Vendredi 13 janvier, un colloque à l’initiative du « Groupe des neuf », dont fait partie l’Union confédérale des retraités FO (UCR FO), est venu s’inscrire contre ces idées reçues.

Au centre des débats, qui ont rassemblé près de deux cent cinquante personnes au Conseil économique, social et environnemental (Cese) à Paris autour d’un économiste, d’un sociologue et de plusieurs syndicalistes : la place des 15,6 millions de retraités dans la société et le combat contre la baisse de leur pouvoir d’achat.

Aujourd’hui, la retraite signe une nouvelle phase de vie, en moyenne une vingtaine d’années à vivre en bonne santé, avec une espérance de vie de 28 ans pour les femmes et de 22 ans pour les hommes. Mais c’est un peu comme si cette évolution était restée invisible, a estimé Bernard Ennuyer, sociologue (lire interview).

Les femmes davantage pénalisées

Près de 10 %

C’est la part des retraités dont le niveau de pension les situe en dessous du seuil de pauvreté.

Le chercheur a également fait valoir la grande hétérogénéité de la population des retraités. Du point de vue de l’emploi – certains travaillent encore par goût, d’autres parce qu’ils n’ont pas le choix –, de l’activité, mais aussi des revenus. Une femme touche ainsi une retraite moyenne de 1 200 euros et un homme de 1 750 euros. Les réformes depuis 1993 ont davantage pénalisé les femmes, qui ont des carrières plus courtes que les hommes et travaillent plus souvent à temps partiel, a rappelé Marylène Cahouet (FSU-Retraités).

Près de 10 % des retraités se situent en dessous du seuil de pauvreté. Au-delà des effets des contre-réformes, les retraités ont été pénalisés par des mesures fiscales défavorables et par le gel des pensions depuis trois ans.

Si l’écart entre le revenu moyen des actifs et celui des retraités a eu tendance à diminuer ces dernières années, notamment en raison d’une baisse des revenus des actifs, Guillaume Duval, économiste et rédacteur en chef du magazine Alternatives économiques, a indiqué que le taux de remplacement entre le salaire et la retraite allait baisser de 14 points en France. Il a en outre souligné les inégalités énormes entre retraités, en terme de patrimoine : Si de nombreux retraités sont propriétaires de leur logement, ceux qui sont locataires ont un taux d’effort supérieur aux actifs, a-t-il indiqué.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Didier Hotte (UCR FO) a appelé à élargir la mobilisation et à faire entendre la voix des retraités. Sur leurs principales revendications, dont l’indexation des pensions en fonction de la hausse des salaires et non de celle des prix, le maintien et l’amélioration des pensions de réversion, ou encore un revenu minimum de retraite égal au Smic pour une carrière complète. 

 

Publié dans RETRAITES

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