Avenir de TIM : la direction doit présenter un projet pour le 15 mars

Publié le par angeline351

Avenir de TIM : la direction doit présenter un projet pour le 15 mars

Suite au placement en redressement de la société TIM, lundi, le tribunal de commerce de Lille Métropole a fixé la date du 15 mars aux dirigeants pour lui présenter un business plan destiné à assurer la pérennité du site. Une intersyndicale FO (majoritaire)-CFDT-CGT s’est formée dans l’usine.

 

En cessation de paiement depuis le 25 janvier, la société TIM a été placée en redressement judiciaire lundi à la demande de sa direction locale (nos éditions de samedi et de mardi). Spécialisée dans la fabrication de cabines pour engins de chantier, le site, propriété du groupe allemand Fritzmeier, avait déjà subi un plan social en 2016, qui s’était traduit par le licenciement de 123 des 616 salariés. Cette fois, quel sort attend les 493 salariés restants du site ?

 

« Nous ne pourrons pas faire de bénéfices demain sans un nouvel outil moderne et compétitif »

Pour l’heure, une seule certitude : le tribunal de commerce de Lille Métropole, à Tourcoing, a nommé deux administrateurs judiciaires et deux mandataires. Elle a également demandé à la direction de TIM de préparer un business plan pour l’avenir du site, qu’elle devra lui rendre pour le 15 mars, à 11 h. «  Nouveau PSE, reprise de l’entreprise... : aujourd’hui, nous ne savons pas ce qu’il va se passer, souligne Fabrice Waeles, délégué FO chez TIM. Et si licenciements il y a, vu que nous n’avons pas atteint 50 % de notre chiffre d’affaires l’an passé, on pourrait s’attendre à une nouvelle vague d’environ 200 licenciements, tous secteurs de l’usine confondus (production, administratifs, etc.) »

« Déçus de nos dirigeants allemands »

Tant du côté de FO, majoritaire, que de la CFDT et de la CGT, les syndicats sont d’accord sur un point : «  Sans investissement dans notre usine, aucun projet ne pourra fonctionner  », résume Olivier Crespin, pour la CGT.

«  Cela fait 11 ans qu’il n’y pas eu le moindre investissement ici. Or, nous ne pourrons pas faire de bénéfices demain sans un nouvel outil moderne et compétitif. Aujourd’hui, nous sommes vraiment très déçus de nos dirigeants allemands qui, depuis l’annonce du premier PSE, ne se sont plus du tout manifestés. Ils auraient pu au moins nous soutenir sur le plan humain  », déplore Olivier Lamote, pour la CFDT.

«  Et que dire de nos politiciens !, enchaîne Fabrice Waeles. Déjà, avec le premier PSE, aucun ne s’est déplacé dans notre usine. Ce que nous voulons donc aussi aujourd’hui, c’est la tenue d’une table ronde avec nos dirigeants, les élus (sous-préfecture, État, Région...) et les organisations syndicales pour trouver une solution.  »

En attendant l’échéance du 15 mars, un CE extraordinaire est programmée le 8 février chez TIM.

Les salaires de janvier pas payés

Les salaires de janvier n’ayant pas été payés chez TIM, ceux-ci devraient être versés par l’AGS (dispositif légal qui intervient lorsque l’entreprise en difficulté ne peut plus payer ses salaires, à condition que l’employeur ait fait l’objet d’un jugement de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire). Mais l’autre inquiétude des syndicats concerne 100 des 123 salariés licenciés dans le cadre du précédent PSE, actuellement en cellule de reclassement. « Comment seront-ils payés demain et comment toucheront-ils leurs primes supra-légales s’il n’y a pas plus d’argent dans les caisses ?  »

Publié dans COMMUNIQUE FO

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