Action de solidarité pour les travailleurs au Bangladesh - VOTRE SOUTIEN ET VOTRE SOLIDARITE

Publié le par angeline351

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNI Global Union et IndustriALL Global Union ont lancé une campagne en ligne appelant le gouvernement du Bangladesh à libérer immédiatement et inconditionnellement les dirigeants syndicaux du secteur textile emprisonnés depuis quelques semaines.

VEUILLEZ SIGNER LA PETITION ICI https://www.labourstartcampaigns.net

Dans une volte-face inquiétante pour les droits des travailleurs et la démocratie du pays, pas moins de 11 dirigeants et militant syndicaux ont été arrêtés. Parallèlement les forces de sécurité ont perpétré des descentes de police dans les maisons de dirigeants et militants syndicaux, et nombre d’entre eux sont entrés dans la clandestinité par crainte pour leur sécurité.

Des bureaux syndicaux à Ashulia, le centre des activités de fabrication de vêtements de la capitale Dhaka, ont été envahis, saccagés et fermés de force, et les documents concernant les effectifs ont été brulés et les meubles évacués.

A la suite de la demande d’augmentation de salaire réclamée par les travailleurs du textile en décembre, quelque 1600 travailleurs ont été licenciés et la police a engagé des poursuites contre 600 travailleurs et dirigeants syndicaux.

UNI et IndustriALL se sont joints à LabourStart pour lancer une pétition en ligne demandant au gouvernement du Bangladesh de libérer tous les dirigeants et militants syndicaux emprisonnés et cesser la répression à l’encontre des travailleurs de l’habillement.

Malgré la répression, la Premier ministre bangladaise, Sheikh Hasina, a rejoint l’élite mondiale à Davos cette semaine pour dire aux dirigeants d’entreprises et à la communauté internationale qu’il existe des relations de travail harmonieuses dans le secteur du prêt-à-porter dans son pays. Elle a également indiqué que son pays mettait tout en œuvre pour assurer la conformité du secteur du prêt-à-porter.

Le secteur textile est vital pour l’économie du Bangladesh qui exporte 83 pour cent de sa production et qui est le deuxième plus grand fabricant de textile et de vêtements au monde, employant 4,5 millions de travailleurs dont 80 pour cent de femmes.

UNI et son homologue IndustriALL ont été en première ligne de la lutte pour améliorer les droits et la sécurité des travailleurs dans le secteur de l’habillement au Bangladesh, après l’effondrement de l’usine Rana Plaza en 2013 qui a fait 1100 morts parmi les travailleurs. Les syndicats mondiaux ont été les fers de lance de l’Accord pour le Bangladesh, un accord contraignant signé par plus de 200 marques mondiales, visant à inspecter 1600 usines textiles pour y détecter les problèmes de sécurité et de risques incendie. Plus de 74% des problèmes de sécurité identifiés dans les usines ont été déclarés ou confirmés comme réglés. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.labourstartcampaigns.net

 

 

A croire que les travailleurs du Bangladesh devraient apprendre à mourir en silence.

Pour FO COMMERCE, il est hors de question de passer sous silence les drames subis par les travailleurs au Bangladesh et la répression qui accompagne ces crimes industriels.

Nous n’oublions pas le RANA PLAZA et nous soutenons les revendications des travailleurs du textile qui vivent sous le poids des commandes des grandes marques du textile et qui meurent sous les décombres de leur usine.

Pour rajouter à l’ignominie des conditions de travail, notre correspondant d’UNI GLOBAL UNION nous informe que « des travailleurs et des syndicalistes ont été emprisonnés pour avoir participé à une grève fin 2016. Le gouvernement du Bangladesh utilise cette grève pour attaquer massivement les droits des travailleurs, en arrêtant d’autres syndicalistes non impliqués dans la grève. Beaucoup de syndicalistes sont partis se cacher par peur d’être arrêtés et les bureaux des syndicats ont été fermés. » Une réponse favorable doit être obtenue pour satisfaire leurs revendications salariales et autres.

FO COMMERCE invite ses militants et au-delà à protester auprès de l’ambassade du BANGLADESH en envoyant des motions de soutien pour la libération immédiate de nos camarades Bangladais et de demander la ratification des conventions de l’OIT pour la liberté syndicale et la sécurité au travail et leur application.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article