Les salariés de l'hôpital font le vœu de moins de rigueur

Publié le par angeline351

Les salariés de l'hôpital font le vœu de moins de rigueur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les soignants ont subi des réductions d'effectifs ces derniers mois. Ils espèrent que 2017 marquera la fin de cette austérité budgétaire.

Sur la voie de la guérison après le remède de cheval qui lui a été administré, l'hôpital de Mantes-la-Jolie va-t-il pouvoir souffler en 2017 ? La prise de parole du directeur Mickaël Galy, à l'occasion de la cérémonie des vœux aujourd'hui, est très attendue par le personnel et les représentants syndicaux. En 2014, l'hôpital François-Quesnay affichait un déficit de 6 M€ pour l'année. Le retour à l'équilibre devrait se faire dans la première partie de cette année. En dépit d'un déficit cumulé qui dépasse 20 M€, l'établissement est donc économiquement sauvé. Mais ce sauvetage s'est traduit par des suppressions de postes : entre 150 et 200 selon les sources.

« Nos vœux pour 2017 ? L'arrêt des suppressions de postes et des fermetures de lits, espère Bernard Landais, représentant FO. La situation budgétaire ne doit pas avoir de répercussions sur l'offre et la qualité des soins. De trop nombreux services sont pénalisés et le manque de lits aboutit à un engorgement de la prise en charge des patients. »

 

 

En novembre dernier, le directeur Mickaël Galy — qui n'a pas été en mesure de nous répondre — assurait qu'il n'y aurait pas de nouvelles suppressions de postes. Il n'empêche, l'inquiétude demeure. « On a atteint un seuil critique, confie un soignant. On est à bout. » « Si ça continue, il risque d'y avoir un départ massif de personnel », redoute Bernard Landais.

 

D'autres sources d'économies existent. Elles consistent notamment à mutualiser les dépenses avec d'autres hôpitaux et organiser des filières de soins. « Très clairement, il n'est plus possible de supprimer des postes, estime Stéphane Hazan, président de la commission médicale d'établissement. Nous avons atteint le seuil. Mais il est possible d'augmenter les recettes en dopant l'activité des services. C'est déjà le cas avec la pédiatrie. Ça peut l'être avec l'urologie ou les explorations digestives. »

 

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