Le Pontet : FO dénonce un accouchement prématuré chez Auchan

Publié le par angeline351

Le Pontet : FO dénonce un accouchement prématuré chez Auchan

Après la fausse couche d'une caissière d'Auchan-city Tourcoing, une autre affaire, concernant cette fois l'accouchement prématuré d'une hôtesse de caisse d'Auchan-Le Pontet, va-t-elle secouer le groupe ?

C'est en tout cas ce que dénonce le syndicat FO de l'enseigne pontétienne en rapportant l'histoire d'une jeune Vauclusienne de 19 ans qui devait mettre au monde son premier enfant le 5 février prochain. Mais c'est avec un peu plus d'un mois d'avance que le petit garçon de 2,1kg a vu le jour à Carpentras le 28 décembre.

 

Un mois d'avance

La raison ? "Des pressions et du stress" exercés sur la jeune femme, embauchée en CQP (certificat de qualification professionnelle) début novembre, au lendemain de l'annonce de sa grossesse à sa responsable le 22 décembre dernier. Une salariée n'est pas tenue de révéler sa grossesse auparavant, ni au moment de l'embauche", explique le syndicat.

"En pleurs"

Les parents de la jeune femme chez qui elle est installée avec son enfant s'étonnent de l'état dans lequel s'est retrouvée leur fille. "Au moment où elle a annoncé sa grossesse à sa responsable, ma fille a eu droit à un « Tu signes et tu dégages ! ». Dans le même temps, sa responsable lui aurait tendu une feuille blanche en lui demandant de signer sa démission ! "Devant l'agressivité verbale et la pression de sa responsable, elle a rempli le document" détaille le syndicat FO. "Ma fille m'a téléphoné en pleurs, raconte Christophe, son père. J'ai aussitôt appelé la DRH d'Auchan qui m'a répondu que ma fille n'avait rien à se reprocher et qu'elle devait aller travailler normalement".

Dès le lendemain, d'ailleurs, le syndicat, alerté par la famille a demandé des comptes à la direction. Selon FO, le directeur aurait reconnu que la responsable de l'employée a agi de "façon incorrecte". Le 24 décembre, elle reprenait le travail, mais cette fois sa responsable lui remettait une lettre la convoquant à un entretien pouvant aller jusqu'au licenciement à la date du 3 janvier.

Angoisse et hypertension

Après un congé le jour de Noël, le 26 décembre, la jeune hôtesse de caisse était mise d'emblée en congé maternité après avoir transmis en recommandé un document confirmant sa grossesse. "Toute cette tension n'était pas bonne pour sa grossesse", affirme le syndicat. "Nous avons discuté avec des médecins, poursuit FO. Une forte poussée d'angoisse et l'hypertension ont provoqué cet accouchement prématuré. Pour nous, le lien de causalité est évident". Depuis, le syndicat a écrit à la direction d'Auchan, aux services de l'État et envoyé des courriers à tous les candidats à la présidentielle pour dénoncer cette "inhumanité et les actes managériaux d'une chef de caisses". Ils demandent que le CQP de la maman soit transformé en CDI. De son côté, celle-ci a passé plus de dix jours à la maternité du pôle santé de Carpentras et n'a pu sortir que lundi dernier avec son bébé.

"Ma fille n'a que 19 ans. Elle était contente d'avoir un travail, de suivre une formation. À cet âge, on n'a pas d'expérience. On veut simplement signaler ce comportement inhumain. Sa responsable n'a eu aucune compassion. On est en 2017. Il faut remettre l'humain au centre de la société. On ne veut pas d'argent, seulement des excuses. Je veux qu'on respecte ma fille. Nous faisons la différence entre le comportement d'une personne et l'institution Auchan qui doit être capable de prendre une décision quand quelqu'un s'est mal comporté. Ça reste une belle entreprise..."


"Elle reprendra son poste après son congé maternité", selon la direction

Contactée, la direction d'Auchan-Le Pontet se défend d'avoir voulu interrompre le contrat de la jeune femme tout juste après avoir appris sa grossesse. "Le 23 décembre, il lui a été annoncé qu'une procédure disciplinaire classique allait être engagée. Plusieurs dysfonctionnements concernant l'exercice de son travail avaient été constatés, mais cela n'a rien à voir avec son état de grossesse.

Ce jour-là, on lui a fait signer un document pour une convocation classique à un entretien. Elle a signé avant de se rétracter auprès de la direction. La direction a abandonné la procédure et l'a mise en congé maternité le 26 décembre. Aujourd'hui, cette procédure disciplinaire n'est plus d'actualité, elle a été annulée du fait de son congé maternité. À l'issue de son congé, elle reprendra normalement son travail pour terminer son Certificat de qualification professionnelle".

Publié dans COMMUNIQUE FO

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