Voie de contournement de Caraquet: les normes du travail sous la loupe

Publié le par angeline351

Voie de contournement de Caraquet: les normes du travail sous la loupe

 

Que s’est-il passé le 27 octobre 2014 sur le chantier de la voie de contournement de Caraquet? Le drame qui s’est déroulé dans l’après-midi et qui a entraîné la mort d’un ouvrier aurait-il pu être évité? Un procès visant à faire toute la lumière sur cette affaire se tient cette semaine au tribunal de Caraquet.

Dans ce dossier, deux entreprises et le ministère des Transports et de l’Infrastructure sont mis en cause. Ce dernier est le seul à plaider non coupable. D’où ce procès qui donne lieu à une situation inédite au Nouveau-Brunswick.

Le ministère étant une entité du gouvernement, la province se poursuit elle-même, puisqu’elle se retrouve à la fois du côté de l’accusation, incarnée par la procureure Me Karen Lee, et de la défense, représentée par Me André Richard.

Il est reproché au ministère d’avoir omis de s’assurer que les entreprises qu’il avait désignées pour ce chantier respectaient la Loi sur l’hygiène et la sécurité au travail. L’audience a débuté lundi. La Couronne a appelé ses premiers témoins.

Deux agents de santé de Travail sécuritaire NB se sont exprimés. Ils ont détaillé ce qu’ils avaient observé sur les lieux de l’accident, le jour du drame et ceux qui ont suivi, ainsi que le déroulement de leur enquête.

D’après les témoignages qu’ils ont recueillis et les constatations réalisées, il apparaît que James Baker, la victime, était au volant d’un bulldozer quand son véhicule a soudainement basculé dans un vaste puits rempli d’eau. Il n’était pas encore 15h.

La zone dans laquelle M. Baker s’est retrouvé coincé était profonde de plus de deux mètres. Entièrement immergé, il n’est pas parvenu à s’extirper de son engin et est mort noyé.

La présence d’eau en quantité à cet endroit était due aux importantes chutes de pluie des jours précédents. Lors de leur interrogatoire mené par Me Lee, les agents de santé ont confirmé qu’il n’y avait pas de butte de terre protectrice là où le drame s’est joué.

«Ces buttes, qu’on appelle berme, servent généralement à empêcher qu’un véhicule ne tombe à l’eau. Elles forment une barrière physique et visuelle», a indiqué un agent.

Les débats reprendront mercredi matin. La Couronne continuera à appeler ses témoins. Elle a convoqué une dizaine de personnes, parmi lesquelles des employés et collègues du défunt.

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