Vivarte : les salariés se tournent vers le gouvernement

Publié le par angeline351

Vivarte : les salariés se tournent vers le gouvernement

Après le remplacement brutal du PDG Stéphane Maquaire par le spécialiste de la restructuration rapide Patrick Puy, les syndicats du groupe Vivarte demandent à rencontrer le Premier ministre. Ils publient ainsi une lettre ouverte visant, au passage, à rompre le silence politique entourant le cas Vivarte. Insistant notamment, à la veille d'une élection présidentielle, sur l'image d'un leader français chahuté par des investisseurs étrangers.

 

"L’arrivée de Patrick Puy, plus réputé pour sa capacité à restructurer ou démanteler les groupes qu’à les faire grandir et prospérer, est pour nous un message extrêmement clair envoyé par les actionnaires : la conversion d’une partie de leur dette en fonds propres (car ils sont à la fois actionnaires et prêteurs) pour 800 millions d'euros aura pour contrepartie une accélération et un élargissement des cessions d’actifs en vue de la remontée en dividendes de tout ou partie des produits de cession; et une accélération des restructurations sur toutes les fonctions de notre groupe, qui compte plus de 15 000 salariés en France", indique notamment le document.

Signée par la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, FO et Sud, la lettre rappelle en quelques mots le parcours du groupe. Des frais massifs générés par sa dette de LBO à la concurrence croissante d’acteurs étrangers sur Internet, en passant par l’éviction surprise du précédent PDG par les mêmes actionnaires, qui le nommaient au printemps pour réorganiser le groupe.
 
Les organismes syndicaux indiquent au Premier ministre que la restructuration à l’œuvre est inacceptable, souhaitant que, pour le gouvernement, "la disparition d’un leader national sous les coups de boutoirs de fonds d’investissements étrangers soit un casus belli".
 
"Nous souhaitons être reçus dans les délais les plus courts pour vous présenter plus précisément notre analyse de la situation, nos revendications dans la période actuelle et les moyens d’actions que nous comptons mobiliser pour défendre et promouvoir notre point de vue auprès des parties prenantes du dossier et du grand public", conclut le courrier.

 

Publié dans Information

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