Retraite et loi de Finances : Le pouvoir veut étouffer la protestation

Publié le par angeline351

Retraite et loi de Finances : Le pouvoir veut étouffer la protestation

De gros moyens sont employés par le pouvoir pour faire face au mécontentement populaire grandissant. La moindre manifestation ou expression de colère -somme toute pacifique- est réprimée avec une brutalité qui en dit long sur l’état d’esprit des gouvernants, visiblement prêts à tout pour se maintenir en place en ces temps de crise et de vaches maigres.

 

La forte mobilisation des services de sécurité -police et autres corps- pour empêcher dimanche un rassemblement des représentants de l’intersyndicale devant l’Assemblée populaire nationale renseigne sur la stratégie du pouvoir qui est d’étouffer toute manifestation dans l’œuf. Il n’est donc plus possible de s’exprimer librement dans la capitale même quand on réclame des choses élémentaires pour la vie, qui n’ont rien à voir avec le combat politique pour la prise du pouvoir.

Il n’y a pas que les marches qui sont interdites. La rue et les espaces publics sont fermés à toute manifestation ou protestation. Ayant considérablement renforcé ses capacités répressives, le régime en place œuvre et manœuvre à museler la société. Le statut du protestataire importe peu. Qu’il soit médecin, enseignant ou député, cela ne le met pas à l’abri de la matraque. C’est ainsi qu’on a vu des scènes de matraquages d’enseignants, de syndicalistes mais aussi de parlementaires venus se solidariser avec l’intersyndicale qui rejette la suppression de la retraite sans condition d’âge.

Cette répression donne ainsi un avant goût des intentions du pouvoir, habitué aux passages en force, en toute circonstance. Un pouvoir qui n’en fait visiblement qu’à sa tête, ne prenant en considération aucun avis ni volonté populaire.

Les partis de l’opposition et les organisations de défense des droits de l’homme peuvent donc dénoncer à travers des déclarations aux médias. Les députés peuvent boycotter des séances plénières. Mais cela ne va nullement amener le pouvoir à changer de ton ni de comportement envers les protestations et les expressions de colère pacifiques. Ce qui s’est passé à Alger-centre, aux alentours de l’Assemblée populaire nationale, risque de se répéter autant de fois que des militants politiques ou des syndicalistes décident de braver l’interdit en tentant de mener des actions de rue. Officiellement, ce sont des opérations de maintien de l’ordre. Réellement, ce sont des tentatives de contenir la grogne populaire, laquelle risque de s’aggraver une fois les nouvelles mesures décriées de la loi de Finances pour 2017 appliquées.

Publié dans Information, RETRAITES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article