IBM promet 25.000 recrutements aux Etats-Unis : l'effet Trump ?

Publié le par angeline351

IBM promet 25.000 recrutements aux Etats-Unis : l'effet Trump ?

 Comment entrer dans les bonnes grâces de Donald Trump ? IBM annonce des recrutements outre-Atlantique la veille d'une rencontre entre le président élu et les géants de la technologie consacrée à l'emploi. En France, son dernier PSE vient d'être retoqué par la justice.

Comment entrer dans les bonnes grâces du président élu Donald Trump ? Quand on est une entreprise de technologie, aussi vénérable soit-elle, c'est compliqué. L'annonce toute fraîche d'IBM qui souhaite embaucher 25.000 personnes sur le territoire américain peut être vu comme une solution. Surtout que les dirigeants de l'entreprise rencontrent le futur président...demain.

 

25 000 recrutements chez International Business Machines sur 4 ans, c'est l'engagement public que vient de prendre la PDG Ginni Rometty la veille d'une rencontre qui verra les pontes de l'industrie technologique (Jeff Bezos (Amazon), Tim Cook (Apple), Larry Page (Google), Sheryl Sandberg (Facebook), Safra Catz (Oracle), Elon Musk (Tesla)) faire face au futur président. L'objet de la réunion est l'emploi. Justement, 6.000 emplois pourraient être pourvus dès l'an prochain promet Big Blue.

"Nous embauchons parce que la nature de notre activité évolue"

"Nous embauchons parce que la nature de notre activité évolue" assume Ginni Rometty, après qu'IBM ait licencié des années durant sous le prétexte que le métier de la société évoluait. "De nouveaux emplois sont créés et exigent de nouvelles compétences, ce qui en retour demande une nouvelle façon d'enseigner, de former et de recruter" explique t-elle. L'entreprise annonce investir au minimum 1 milliard de dollars dans la formation de son personnel américain.

Une des promesses de Donald Trump lors de sa compagne était de créer des emplois aux Etats-Unis. Et il ne semble pas avoir renoncé : la semaine dernière encore il indiquait toujours vouloir qu'Apple installe une usine de fabrication de smartphone sur le sol américain.

IBM dans ce contexte peut aisément être classé dans les mauvais élèves. De nombreux postes de la société sont déplacés vers des pays à bas salaire comme l'Inde. Fin 2015, IBM employait 377.575 personnes à temps plein dans le monde, contre 379.592 en 2014. Début 2016, 71.000 d'entre eux travaillaient aux Etats-Unis. Or durant sa campagne électorale, Trump a répété à plusieurs reprises qu'il ferait le forcing pour rapatrier des postes de travail sur le sol américain.

Donald Trump compte dans son équipe de transition Peter Thiel, cofondateur de Paypal et investisseur aux débuts de Facebook. Les efforts des géants américains de la technologie pour contribuer à réaliser le programme de Donald Trump sur l'emploi pourraient leur permettre de bénéficier d'une autre mesure phare prônée par le camp républicain. Une modification des règles sur la taxation des revenus générés à l'étranger par ces entreprises leur permettrait en effet de rapatrier des sommes conséquentes de cash (gigantesque dans le cas d'Apple) sur le sol américain, en payant moins d'impôt qu'aujourd'hui.

Le cinquième PSE depuis 2012 d'IBM France retoqué par la justice

En France, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoyait 360 suppressions de postes chez IBM France (dans la division Global Technical Services) a été rejeté en début de semaine par la justice administrative, saisie par le comité central d'entreprise (CCE) et les organisations syndicales. Ils dénoncent une "délocalisation" des emplois dans des pays à bas coûts. IBM France avait présenté fin mars ce PSE, le cinquième depuis 2012 dans l'entreprise. IBM France peut faire appel de cette décision de justice.

 

Pour aller plus loin sur ce sujet

 

Publié dans Information

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article