Chiffres du chômage : le monde des non-A

Publié le par angeline351

Chiffres du chômage : le monde des non-A

 

Après septembre et octobre, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a baissé de 0,9% au mois de novembre (-31.800), a annoncé le gouvernement le 26 décembre. Ce qui n’est pas le cas pour les autres catégories sur lesquelles la presse s’est penchée. Aperçus sur le monde des non-A.

L’Echo Répulicain
« Les catégories B et C de Pôle emploi, qui recensent les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité, ont en revanche progressé sur un an (respectivement +2,5% et +9%), faisant ressortir, comme le soulignent les syndicats, une "hausse de la précarité". En comptant ces demandeurs d’emploi - dont plus de 450.000 travaillent à temps plein mais cherchent un autre travail - le nombre d’inscrits s’élève à 5,46 millions. Certains syndicats et l’opposition accusent en outre le gouvernement de tenter de faire baisser artificiellement les chiffres avec le plan 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs : en entrant en formation, ils sortent des catégories A, B et C pour rejoindre la D, moins scrutée ». Regardez-moi dans la A... Abracadabra.
Le Télégramme
Cachez-moi cette catégorie D qui compte les chômeurs en formation : elle « a atteint un nouveau record en novembre, à 338.000 inscrits. Un dispositif destiné à "masquer" les chiffres, via le plan 500.000 formations, dénoncent en chœur, syndicats et opposition. En Bretagne, « le nombre d’inscrits de catégorie A (148.410) recule de 1,4 % sur un mois » mais « la catégorie D a progressé de 15 % sur un mois, et les entrées en stages ont bondi de 43 % en un an. Comment ne pas y voir l’effet du plan gouvernemental ? ». Quoiqu’il en soit, le « Medef a aussi salué ces chiffres » en soulignant que « seule une politique créant un climat fiscal et réglementaire favorable aux entreprises peut remédier au chômage de masse ».
L’Est Républicain
Le problème peut sembler réglé grâce à quelques modiques présents aux entreprises mais « la lutte contre le chômage "restera évidemment la priorité du gouvernement", a affirmé le nouveau Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui a dit vouloir "amplifier" la baisse ». La baisse de la catégorie A ?
Le Monde
C’est à se demander : « Annoncé le 31 décembre 2015 par François Hollande, lors de ses vœux aux Français, le plan de 500.000 formations supplémentaires en faveur de demandeurs d’emplois, initialement prévu pour la seule année 2016, devrait se poursuivre jusqu’à la fin juin 2017 ». Toute coïncidence avec de quelconques autres échéances est évidemment fortuite.
Le Figaro
Certes « si les radiations administratives (+ 27 %) et les entrées en formation (+ 88 %), du fait du plan 500.000, sont en forte hausse sur un an, ces deux mesures n’expliquent pas à elles seules le recul du chômage ». Cependant, « il serait hasardeux de crier victoire. D’abord parce que le nombre de personnes ayant des petits boulots, mais cherchant un autre poste et à ce titre inscrites comme demandeurs d’emploi en catégorie B et C, a augmenté à la fois en novembre et sur trois mois. Dit autrement, le retour au travail se fait aussi via des postes précaires. Ce mouvement n’a pas empêché le nombre total de demandeurs d’emploi, en catégorie ABC, de reculer sur trois mois. Mais il peut produire des à-coups : ainsi, en novembre, les inscrits en ABC ont augmenté (+ 17.400) ». C’est juste une question d’abécédaire...
Marianne
Les chiffres peuvent coûter cher : « En 2015, l’Etat et les collectivités ont par ailleurs dépensé plus de dix milliards d’euros pour financer les différents dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes. Résultat : rien que pour l’année 2016, plus de 49.000 jeunes de moins de 25 ans sont sortis du chômage en bénéficiant des divers contrats aidés. A noter toutefois que près de 9 jeunes sur 10 en fin de contrat aidé ne parviennent pas à décrocher un emploi de plus d’un mois, selon la Cour des comptes. Les contrats de génération en particulier, destinés à favoriser l’embauche d’un jeune et le maintien dans l’entreprise d’un senior, ont un effet "quasiment négligeable" sur l’emploi selon un rapport de la Cour des comptes publié en octobre dernier. Et seulement 60.000 contrats ont été signés depuis 2013, contre 500.000 promis d’ici à 2017 ». Heureusement quand la A va tout va. Sauf pour le monde des non-A.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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