Mobilisation ce mardi matin devant le CHHB : FO tire la sonnette d’alarme

Publié le par angeline351

Mobilisation ce mardi matin devant le CHHB :                                       FO tire la sonnette d’alarme

 

La cérémonie des vœux, en janvier, au CHHB, laissait entendre que ça allait mieux niveau finances. Que le déficit se réduisait. Oui, mais à quel prix ? C’est en substance le cri d’alarme de Pascal Macq, secrétaire du syndicat FO : «  Les économies se font sur le dos des personnels qui ont des conditions de travail de plus en plus compliquées.  » Les transferts d’activité vers le CH Lens, l’externalisation des services… tout cela s’accompagne de suppressions de postes qui gangrènent le quotidien.

Très concrètement ? «  En un an on a perdu cinq postes en blanchisserie, des départs non remplacés. Trois agents de sécurité, six postes en bio-nettoyage… On commence à avoir des retours négatifs, un rapport bactériologique qui parle de problèmes d’hygiène… Les agents de sécurité sont remplacés par une société qui passe à certaines heures, mais ce ne sont que des passages. On voit bien, avec ce qui est arrivé à Tourcoing ou à Roubaix, qu’on a besoin d’agents sur place. On fait prendre des risques aux personnels.  »

 

Pascal Macq est également secrétaire du CHSCT. Pour lui, ces réorganisations sont génératrices de souffrances au travail et provoquent un gros « turn over », «  chez les infirmiers on a de plus en plus de gens qui partent en libéral, des agents qui souffrent de plus en plus tôt de troubles musculo-squelettiques…  »

Napoléon…

Autre sujet d’inquiétude, l’avenir du service psychiatrie sur lequel pèse un projet de réduction de lits. «  On en saura plus en décembre, mais ce qui est certain c’est que les instances veulent orienter la psychiatrie vers plus d’ambulatoire…  » Entendez, plus de prise en charge en extérieur, à domicile, pas au sein du service. «  C’est déjà le cas en région parisienne, et les retours ne sont pas rassurants au niveau des délais de visite chez les patients. En exagérant, on peut dire que si le patient se prend pour Napoléon, ça n’est pas bien grave qu’il y ait un délai. Mais si c’est un patient avec une pathologie plus lourde… ça devient inquiétant. Et ça risque d’être ça dans toutes les zones très peuplées.  »

Pas braqué, le syndicaliste reconnaît que les ressources humaines du CHHB font ce qu’elles peuvent «  avec ce qu’elles ont, mais si elles n’ont pas les budgets. Sans moyens, tout ce qu’on fera, ce sera comme de mettre un plâtre sur une jambe de bois.  »

Mardi matin, dès 6 h et au moins jusqu’à 10 h, une délégation tractera devant l’entrée du CHHB, «  pour informer les gens. L’idée c’est qu’il y ait une prise de conscience de ce qui s’annonce.  »

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article