Les salariés d'iTélé votent la fin de la grève

Publié le par angeline351

Les salariés d'iTélé votent la fin de la grève

Les salariés sont amers. Ils n'ont pas l'impression d'avoir obtenu des réponses précises à leurs revendications

Au bout du plus long conflit de l'audiovisuel depuis 1968, au bout de 31 jours de grève, les salariés d'iTélé ont décidé ce matin, en Assemblée Générale de suspendre leur mouvement. Un protocole de sortie du grève devrait être signé cet après midi. Les salariés sont amers. Ils ont l'impression de n'avoir pas obtenu d‘avancées sensibles. Serge Nedjar, le directeur général de la chaîne et directeur de la rédaction qui cristallisait le mécontentement ces derniers jours, reste à la tête de la chaîne d'information du groupe Canal+. En revanche, un directeur délégué de l'information sera nommé et il devrait être issu de la rédaction.

Le cas Morandini est, là encore, mitigé. Vincent Bolloré a obtenu qu'il revienne sur la chaîne, mais aucun journaliste de iTélé ne sera contraint de travailler pour son émission et cette dernière sera strictement encadrée, comme l'avait demandé le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel. Les journalistes ont été rassurés sur le fait que la chaîne d'information de déviera pas de sa ligne éditoriale de hard news pour aller flirter vers le divertissement.

Enfin, la revendication de la signature dune charte éthique et de la mise en place d'un comité d'indépendance peut être vu comme une concession de la direction. Mais son existence deviendra obligatoire du fait de la promulgation, mardi 15 novembre, de la proposition de loi sur l'indépendance des médias.

Faire des économies

La chaîne iTélé sort meurtrie de ce long combat. Son audience s'est évaporée, la chaîne a raté les deux grands rendez-vous de l'actualité le débat des primaires de droite et l'élection de Donald Trump en tant que président des Etats-UnisUne vingtaine de journalistes dont Amandine Begot ou Guillaume Auda ont annoncé qu'ils quittaient la chaîne. Tous les départs seront remplacés mais, iTélé a perdu un peu de son âme.

L'avenir ne s'annonce pas réjouissant. La chaîne travaille dur pour reprendre des parts d'audience à ses concurrentes BFMTV, LCI et Franceinfo qui se sont partagées le gâteau. Surtourt Maxime Saada, le directeur général du groupe Canal+ a confirmé, mardi lors du colloque NPA-Le Figaroque des économies sévères seront prises pour limiter les pertes annuelles qui s'élèvent à 25 millions d'euros. Le nouveau défi de la chaîne est de continuer à faire de l'information de qualité avec énormément moins de moyens.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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