Airbus va supprimer "plus de 1.000" postes, assurent les syndicats

Publié le par angeline351

Airbus supprimera plus de 1.000 postes dans le cadre de sa restructuration, selon les syndicats, qui craignent des licenciements secs. Cela serait une première dans l'histoire de l'avionneur européen.

Selon les informations préliminaires divulguées aux salariés lors de trois récents comités d'entreprise européens, le groupe s'apprête à supprimer "780 postes sans réelle justification", annonce la CFTC dans un communiqué.

Mais un autre comité aura lieu jeudi, notamment pour les branches finances, gestion immobilière et achats généraux, et devrait ajouter plusieurs centaines de suppressions d'emplois, précise Jean-Marc Escourrou, secrétaire FO (majoritaire) :

A mon avis, on va dépasser les 1.000.

Un porte-parole d'Airbus n'a pas souhaité faire de "commentaire sur des spéculations afin de respecter la loi qui oblige à d'abord discuter avec les partenaires sociaux".

Fusion douloureuse

"Demain (jeudi), on devrait être à 1.000 suppressions, voire peut-être au-delà", a confirmé Françoise Vallin, coordinatrice pour le groupe à la CFE-CGC, deuxième syndicat du groupe.

La direction n'a toujours pas évoqué de licenciements secs mais "plus vous avez de suppressions de postes, plus cela devient difficile à recaser", a précisé Jean-Marc Escourrou, selon lequel il y a de fortes chances qu'Airbus annonce un PSE, nouvelle appellation du "plan social".

La restructuration du groupe consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d'aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l'activité) avec le groupe (Airbus Group SAS).

Cette intégration, qui ne touche que les fonctions administratives et non opérationnelles, doit fait naître "Airbus Group" dès janvier prochain, pour être effective à l'été 2017. Elle est destinée à éviter les "duplications" et à gagner en "agilité", selon la société.

Carnet de commandes record

Le recours à des licenciements secs serait une première dans l'histoire d'Airbus, qui emploie près de 140.000 personnes dans le monde. L'avionneur a déjà appliqué plusieurs plans de suppressions de postes, notamment en 2007-08, quand 5.000 emplois avaient été détruits, mais toujours avec des départs volontaires, en retraite ou des redéploiements au sein du groupe.

"Il n'y a jamais eu de licenciement sec chez Airbus", souligne Françoise Vallin. Les empêcher "est notre objectif pour cette fois-ci encore mais je ne suis pas confiante à 100%", avertit-elle, soulignant que le chiffre de 1.000 suppressions de postes, voire plus, est "très inquiétant".

La syndicaliste souligne que ce chiffre n'est que provisoire et attend l'important Comité européen de groupe de mardi 29 novembre prochain, qui détaillera l'ensemble des suppressions.

Airbus enregistre actuellement un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d'euros, soit 8 à 10 ans de production.

Publié dans Information

Commenter cet article