NERSAC: UNE CINQUANTAINE DE SALARIÉS AU SOUTIEN DU DÉLÉGUÉ FO D'ARTS ENERGY,

Publié le par angeline351

NERSAC: UNE CINQUANTAINE DE SALARIÉS AU SOUTIEN DU DÉLÉGUÉ FO D'ARTS ENERGY,

Une cinquantaine de salariés sont présents depuis ce mardi matin 10h devant les locaux d'Arts Energy, en soutien à leur collègue Christophe Lastère, menacé de lincenciement.

Une interruption a eu lieu vers midi, à la demande de l'Unsa. Christophe Lastère en a profité pour faire le point avec ses soutiens.

Le comité d'entreprise extraordinaire reprendra ses débats cet après-midi.

A comité d’entreprise (CE) extraordinaire, mobilisation exceptionnelle, ce matin devant les locaux d’Arts Energy, à Nersac. L’intersyndicale Solidaires Industrie, CGT et Force ouvrière appelle l’ensemble des salariés à voler au secours de Christophe Lastère, 46 ans, représentant syndical de FO devant faire l’objet d’une"mesure disciplinaire" très sévère, comme l’assume Patrice Le Reun, président de la société.

Le CE est invité à se prononcer sur le projet de licenciement dont fait l’objet ce salarié protégé par la loi. "Je suis obligé de prendre des mesures pour assurer la sécurité de tous les salariés", justifie Patrice Le Reun, refusant toutefois d’en dire davantage sur ce "dossier confidentiel tant que la réunion n’aura pas eu lieu".

L’entreprise condamnée pour l’avoir harcelé

Christophe Lastère précise, tout en le contestant, qu’on lui reproche de l’"insubordination" ainsi que des "injures et menaces" à l’encontre de collègues qui auraient semble-t-il témoigné contre lui dans un procès l’opposant à son employeur devant les prud’hommes et dont il est pourtant sorti vainqueur, avec le soutien de l’avocat angoumoisin Me Beneteau: la juridiction a condamné Arts Energy à 3 500 euros de dommages et intérêts pour "discrimination syndicale"en janvier 2015.

Décision confirmée le 26 mai dernier par la chambre sociale de la cour d’appel de Bordeaux qui a reconnu en sus le salarié comme victime de "harcèlement moral"et ordonné le versement par l’entreprise de 5 000 euros de dommages et intérêts de plus.

Selon les syndicats, qui espèrent une large mobilisation ce matin à 10 heures devant le poste de garde de l’usine, il s’agit purement et simplement d’un règlement de comptes. "Il faut mettre fin à cette cabale", scande le tract affiché par eux dans l’entreprise.

"La direction s’est arrangée pour le pousser à bout", soutient un syndicaliste. "Ils m’ont mis dans une cage et tapent dessus, c’est de la diffamation, des méthodes sales", dénonce le mis en cause.

Le représentant de FO, embauché en 1991 comme technicien de maintenance au sein de la branche Small Nickel Battery (SNB) de la Saft, est du nombre des salariés transférés en 2013 vers Arts Energy, société créée tout exprès pour reprendre cette activité.

Dès la genèse de cette cession, Christophe Lastère s’est largement impliqué dans la lutte syndicale, notamment dans celle visant à démontrer la responsabilité de la Saft et de ses dirigeants d’alors (dont Patrice Le Reun) dans l’exposition et/ou la contamination au cadmium - ce métal toxique utilisé dans les batteries - de quelque 75 salariés de l’ex-SNB.

Publié dans COMMUNIQUE FO

Commenter cet article