Dessine-moi un soulier » fait ses premiers pas à Lyon

Publié le par angeline351

 Dessine-moi un soulier » fait ses premiers pas à Lyon

Depuis cinq ans, Juliette Parcevaux vend en ligne, depuis Paris, ses modèles fabriqués à Romans-sur-Isère, dans la Drôme. Elle installe un show room dans la région qui marche le mieux.

 en boutique, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas. Les talons trop hauts, le bleu pas assez bleu, les nœuds qu’on veut enlever… » Juliette Parcevaux, 31 ans, a résolu le problème en fondant « Dessine moi un soulier », en 2011. Son site propose aux femmes de créer « les chaussures de leurs rêves » en choisissant à partir d’une douzaine de formes de base – de la ballerine aux low boots – la couleur, la matière, la hauteur et le style de talon, les accessoires… Ce qui offre une infinité de combinaisons.

Escarpins et bottines

Pour celles qui manquent d’inspiration, cette ancienne chef de produits textiles (La Halle aux vêtements), diplômée d’une école de commerce de Toulouse propose des modèles plutôt girly, avec des cuirs irisés, des paillettes et des nœuds. « Dans la majorité des cas, les clientes personnalisent un modèle existant », note celle qui a appris le métier auprès d’un bottier retraité. Ses modèles les plus vendus : l’escarpin à bout rond et la bottine, tous deux facilement personnalisables. « Notre clé d’entrée, ce sont les mariages et les cérémonies, après on arrive à fidéliser les clientes. »

Peu de retours

Après cinq ans d’existence et 200 paires fabriquées par mois, Juliette Parceveaux vient d’ouvrir un show room à Lyon. « Après l’Île de France, c’est la deuxième région où nous vendons le plus, il y avait une grosse demande », justifie l’entrepreneuse. Attention, pas de vente dans ce lieu : on essaie juste et on commande pour recevoir son produit cinq à sept semaines plus tard. « Quand la personne passe commande sans être venue essayer ou si on voit des bizarreries dans sa création, on l’appelle. Ce qui explique que nous avons peu de retours (moins de 10 %). Et dans tous les cas, si cela ne convient pas, on refabrique ou on rembourse », précise la créatrice originaire de Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Fan de Robert Clergerie

Ses chaussures, toutes en cuir espagnol ou italien, chèvre ou veau, sont fabriquées en France : découpes et coutures à Paris, assemblage à Romans-sur-Isère, dans les anciens ateliers de Charles Jourdan et Stéphane Kélian, devenus Le Soulier Français, précise cette fan de Robert Clergerie et Charlotte Olympia. « Fabriquer en France, c’est compliqué, mais j’aime ces relations humaines et de confiance. S’il y a un problème, je saute dans un train. » Et depuis Lyon, la distance est encore plus courte.

note Tarifs à partir de 200 €. Village des créateurs, passage Thiaffait, 19, rue René-Leynaud, Lyon 1er. Ouvert du mercredi au vendredi de 10 h 30 à 14 heures et de 15 à 19 heures, et le samedi de 12 à 19 heures www.dessinemoiunsoulier. com.

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