SAMSE : SALAIRES ET CONDITIONS DE TRAVAIL RIEN NE VA PLUS

Publié le par angeline351

SAMSE : SALAIRES ET CONDITIONS DE TRAVAIL RIEN NE VA PLUS

endredi 9 octobre, une trentaine de salariés sur soixante-dix ont cessé le travail dès 6 heures du matin à la plate-forme logistique du groupe Samse (négoces de matériaux pour le bâtiment) à Brézins.  
 
Pitisi Fabrice, délégué syndical FO, indiquait que cette grève était une première depuis 13 ans date de création de la plate-forme. Il y a au sein de l’établissement un véritable ras-le-bol. Les grévistes remettent en cause les rémunérations qui stagnent depuis plusieurs années. Malgré un système de primes à la productivité et à la présence, l’évolution n’est pas favorable. Ils ont l’impression de faire du sur place depuis une dizaine d’années. 
 
Au-delà des salaires, les grévistes remettent en cause l’organisation du travail. Ils se sentent opprimés, et les jugements de la hiérarchie sont pour eux inappropriés et les décisions ne leur semblent pas justes. L’entretien du matériel est assuré à minima, et les conditions de travail de plus en plus difficile. Le groupe Samse depuis l’ouverture de la plate-forme s’est considérablement étendu, les livraisons s’effectuent maintenant de Dijon à Biarritz.  
 
Tous les salariés souhaitent avoir des perspectives d’évolution de carrière et une accessibilité à tous les niveaux et tous les métiers de l’entreprise. 
 
Pour l’instant, les premiers éléments de réponses de la direction du site ne sont guère encourageants. Pour les éléments de salaire, la direction s’en remet aux négociations annuelles obligatoires (NAO) de décembre et janvier. Elle souligne l’importance de l’accord d’intéressement, et les très bons résultats prévisibles de la plate-forme pour 2015. « Un résultat jamais atteint sur le site. “Nous devons maintenir nos efforts afin de maintenir cette performance en fin d’année. Ces évolutions importantes et continues témoignent aujourd’hui de l’implication quotidienne de chacun d’entrevous.” Mais au prix d’une pression sur le personnel beaucoup trop intense.
 
Concernant la pénibilité au travail, l’entreprise fait une réponse inappropriée à la situation. Elle s’en remet à la législation, les différents décrets ayant repoussé l’application de la loi à 2016. Il n’en demeure pas moins que les salariés souffrent déjà, et que chaque entreprise doit se soucier de la santé morale et physique de ses employés. 
 
Les problèmes d’encadrement et de sentiment de contrôle permanent seront mis en discussion. La problématique d’évolution des carrières et mise en perspective avec, le “contexte économique et financier en crise, l’ensemble des agences y compris la plate-forme se structure et s’adapte face aux aléas du marché.” 
 
La semaine prochaine, les délégués syndicaux rencontreront la direction générale à Grenoble. 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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Amel 13/10/2015 15:08

Article très intéressante!!!

angeline351 02/01/2018 13:35

FO BOUCHARA /Eurodif vous souhaite une très bonne année 2018