Résister et combattre » – – octobre 2015

Publié le par angeline351

 

 

Depuis la mi-septembre, les Conférences Nationales Professionnelles des différentes Sections Fédérales qui composent la FEC, continuent leur déroulement après celles du Commerce en juin et des Casinos en juillet.

Dans le même temps, de nombreux syndicats de la FEC tiennent leurs assemblées générales.

Une constatation s’impose, c’est la détermination affichée par l’ensemble de nos militants à l’occasion de ces réunions.

En même temps, les analyses de la situation économique et sociale sont partagées par tous et, loin d’être abattus malgré les difficultés, nos militants sont déterminés non seulement à résister mais aussi à combattre les mesures gouvernementales remettant de fait en cause les fondements de notre République sociale.

Le gouvernement n’hésite pas à noircir le trait de la situation du pays afin de faire admettre ses contre-réformes en matière du droit du travail notamment.

Les rapports commandés par le gouvernement et rendus publics en cette rentrée, sont destinés à alléguer les affirmations consistant à rendre le code du travail coupable de tous les maux.

Il en est ainsi du rapport de M. COMBREXELLE sur la négociation collective, le travail et l’emploi, ainsi que celui de M. METTLING sur le numérique.

Deux outils qui serviront à déstructurer le droit du travail et à favoriser la flexibilité du marché du travail ou autrement dit, la précarisation des salariés.

Un pays voisin, l’Allemagne (la Grande-Bretagne étant trop caricaturale avec son contrat zéro heure), est souvent cité en tant que modèle sur le plan de la flexibilité du travail et de ses conséquences positives sur le faible nombre de chômeurs.

Les chiffres officiels de l’économie allemande montrent les effets de plus de dix ans de politique libérale de flexibilisation du marché du travail, et notamment des lois Hartz.

Ainsi, le pourcentage de la classe moyenne dans la population totale a baissé plus de 8%
(56,4% en 1990 à 48% en 2013) quand celui des bas revenus a progressé de 5%, passant de 29,7% en 1990 à 34,7% en 2013.

Les 10% des plus riches allemands détiennent 63% des richesses (51% en France) et les 1% de ces 10% les plus riches 32% à eux seuls (21% en France). Et dans le même temps, le taux de pauvreté dans un pays aussi riche que l’Allemagne est de 15,4%.

Cela signifie donc très clairement et concrètement que les inégalités ont très fortement progressé et que l’enrichissement du pays ne profite pas à la classe moyenne mais aux plus riches, pendant que les plus fragiles s’appauvrissent.

C’est ce « modèle » que nous refusons ! Celui qui consiste à capter les richesses au profit d’un petit nombre en sabrant les équilibres sociaux de notre République.

Informer, mobiliser, résister et combattre est un devoir militant et républicain.

La FEC y participe de toutes ses forces afin de préparer le rapport de force nécessaire à faire aboutir nos revendications et ce, par la grève interprofessionnelle.

 

 

 

 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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