Mur des cons » : la présidente du Syndicat de la magistrature sera finalement jugée

Publié le par angeline351

Mur des cons » : la présidente du Syndicat de la magistrature sera finalement jugée

Cette décision avait déjà été prise en février mais le parquet de Paris avait fait appel, concluant à un non-lieu.

Le débat sur l’indépendance des magistrats aura bien lieu. La cour d’appel de Paris a confirmé lundi le renvoi en correctionnelle pour « injures publiques » de la présidente du Syndicat de la magistrature (SM), Françoise Martres, dans l’affaire du « Mur des cons ».

Révélée fin avril 2013 par le site Atlantico via des images d’un journaliste de France 3, l’existence de ce panneau situé à l’intérieur des locaux du Syndicat de la magistrature, sur lequel étaient collées les portraits de nombreuses personnalités, surtout de droite, avait déclenché un tollé.

Parmi les douze plaignants on comptait des éditorialistes, des intellectuels, mais aussi le maire de Béziers Robert Ménard, des élus UMP comme Brice Hortefeux et Nadine Morano, ainsi que le Front national, ces derniers s'interrogeant dans les médias sur l'indépendance des fonctionnaires de justice. Les juges et avocats avaient quant à eux dénoncé une instrumentalisation de l’affaire.


 

Le « défouloir » des magistrats Le Syndicat de la magistrature s'était toujours défendu, qualifiant le mur de « défouloir » et regrettant des images captées à son insu « dans un lieu privé (...) qui n’est pas accessible au public ». Visée par douze plaintes, Françoise Martres avait été mise en examen pour « injures publiques » dans autant de dossiers. « On ne peut que regretter cette décision », a déclaré Françoise Martres, après l’arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. « On ne peut pas considérer comme éditeur quelqu’un qui n’a pas voulu rendre public quelque chose », a-t-elle expliqué. Dans un communiqué, le Syndicat a assuré attendre l’audience avec « sérénité ».

Publié dans Information

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