Lisieux La halle aux vêtements fermera-t-elle ses portes en août ?

Publié le par angeline351

Lisieux

La halle aux vêtements fermera-t-elle ses portes en août ?

L’enseigne du groupe Vivarte est dans la tourmente depuis l’annonce d’un plan social qui prévoit la suppression de 180 magasins. Celui de Lisieux, pourrait disparaître.

Le 7 avril dernier, le groupe Vivarte (Kookaï, la Halle aux Chaussures, André) a annoncé un plan social qui projette la suppression de 1 600 postes, et la fermeture de 250 enseignes. Parmi ces dernières, la Halle aux vêtements paie le plus lourd tribut avec la condamnation de 200 établissements.

Le magasin de Lisieux sur la sellette

Nous avons reçu une liste de 175 magasins fortement menacés de fermeture. Même si ce n’est que sous-entendu, il n’y a pas l’ombre d’un doute : ils vont fermer, explique Philippe Cottarel, responsable de la Halle aux Chaussures de Lisieux, et délégué syndical CFE-CGC.

La Halle aux Chaussures Lexovienne fait partie de cette liste noire. Pour exprimer leur désarroi, les salariés  n’ont pas hésité à déclencher un mouvement de grève à la date symbolique de l’ouverture des soldes d’été, le 24 juin. Une colère d’autant plus grandissante, que le groupe Vivarte semble rester muet face à un éventuel retournement de situation.

Les employés sont dans la souffrance, et le groupe communique peu.

Les négociations doivent se clore le 16 août. Si aujourd’hui, tout le monde semble résigner, reste à négocier la prime de départ, qui pour l’heure, s’élève à 1 000 € quelle que soit l’ancienneté du salarié. Une somme « même pas digne d’une PME », pour laquelle les syndicats bataillent, et crient à l’injustice :

l’ancien PDG est parti avec un chèque de 3 millions d’euros !

Le groupe Vivarte est depuis quelques années, en perpétuelles mouvances. Rachats successifs, crise du textile,… «  en dix ans, la dette est devenue phénoménale ». Ajoutés à cela, une montée en gamme voulue par l’ancien patron « qui nous a menés tout droit au mur ». Si jusqu’à présent, la Halle aux Chaussures est la plus vivement touchée, les employés craignent pour les autres marques.

On s’attend à une charge après le plan social.

Quitte à revendre toutes les enseignes du groupe, les unes après les autres ?

Publié dans Information, ÉVÉNEMENT

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