Grèce : premières passes d'armes sur la proposition d'accord aux créanciers

Publié le par angeline351

Grèce : premières passes d'armes sur la proposition d'accord aux créanciers

Les députés doivent approuver le plan de réformes proposé aux créanciers par le gouvernement. Au sein de Syriza, certains affichent leur désaccord.

 

Le gouvernement grec a commencé vendredi à défendre sa dernière proposition d'accord aux créanciers, devant les députés réunis en commission parlementaire, alors que des membres de la majorité ont exprimé leurs divergences dans une déclaration très dure prônant une sortie de l'euro.

« Je vous appelle à soutenir l'effort du gouvernement en vue d'un accord », a lancé aux parlementaires Dimitris Vitsas, député Syriza - la gauche radicale au pouvoir -, qui a pris la parole au nom de la majorité devant la commission qui examine en procédure d'urgence l'offre déposée vendredi soir par Athènes.

Après ce premier examen en commission prévu jusqu'en début de soirée, les 300 députés grecs devraient se réunir pour donner leur feu vert au gouvernement pour qu'il négocie avec les créanciers sur ce paquet de réformes. Un vote est envisagé aux alentours de minuit et, dans tous les cas, avant la réunion des ministres des Finances prévue à Bruxelles samedi.

« Être prêt à prendre un chemin alternatif »

M. Vitsas a reconnu que certaines mesures proposées par Athènes pour satisfaire les créanciers « pourraient avoir un effet récessif », « mais nous sommes là pour l'éviter », a-t-il ajouté, soulignant que ces réformes permettraient aussi de « s'attaquer aux maux chroniques » du pays, tels la corruption et le clientélisme.

Si les réactions de plusieurs capitales européennes à la dernière offre grecque ont été positives, Berlin et le chef de l'eurogroupe Jeroen Dijsselbloem ont décidé d'attendre l'examen de la BCE, du FMI et de la Commission avant de se prononcer.

La majorité Syriza va également devoir surmonter les dissensions internes qui pourraient naître de l'adoption de mesures offrant de nombreuses concessions aux créanciers. Cinq membres de l'aile gauche de Syriza, dont trois députés, ont appelé le gouvernement à « rejeter le chantage des institutions », dans une lettre publiée vendredi.

Absence de Yanis Varoufakis

Ce texte, signé notamment par les députés Kostas Lapavitsas et Thanassis Petrakos - ce dernier est l'un des chefs du groupe parlementaire Syriza -, estime que si « l'accord ne contient pas de programme pour arrêter la rigueur, pour remettre en route la liquidité et assurer un effacement réel de la dette, le gouvernement doit être prêt à suivre un chemin alternatif remettant en question l'appartenance de notre pays à la zone euro ».

Le médiatique ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, qui depuis sa démission lundi n'est plus que simple député, a prévenu qu'il ne serait pas présent à la session plénière du Parlement, appelant à ne pas se méprendre sur cette absence. « Je soutiens complètement Euclide Tsakalotos [son successeur, NDLR] dans la bataille qu'il va mener à l'eurogroupe » de samedi, a-t-il écrit sur son compte Twitter, mettant son absence à l'Assemblée sur le compte de raisons familiales.

Publié dans Information

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